C’est l’histoire d’un jeune homme en rupture et en cavale. Un jeune homme à l’enfance abîmée dans les rues de Marseille, viré des écoles, fait prisonnier par l’armée pour s’être enrôlé avec trop de retard. Porteur d’un lourd passé, auteur d’un acte irréparable, il prendra la route, de Corse à l’Italie, du Monténégro à la Turquie, déserteur vagabond. Dans sa poche, un livre – l’imaginaire comme remède contre la solitude, la littérature comme rempart à la détresse et à la barbarie. Cette histoire, c’est celle de René Frégni, qui la couchait sur papier dans Les Chemins noirs, premier livre autobiographique paru en 1989 qui vaudra à l’auteur de multiples prix (et un clin d’œil de Sylvain Tesson dans son roman Sur les chemins noirs, vingt-cinq ans plus tard). Un itinéraire initiatique qui se parcourt aujourd’hui en musique avec le concert donné dimanche dans le cadre du Sion Festival. Ou quand le road-movie rencontre l’oratorio.