New York, années 1950. Fauché, le photographe et peintre américain Saul Leiter utilise des pellicules couleur périmées ou de mauvaise qualité pour ses images de rues. Les teintes, dès lors, sont souvent étranges ou comme passées. Improvisant des clichés depuis une voiture, un train ou un bistrot, il crée un cadre, une dramaturgie. Il y a toujours un reflet ou un bout de décor qui traînent. Fugacité et poésie.

Saul Leiter, Early Color, jusqu’au 20 novembre 2011, Musée de l’Elysée, Lausanne.