En 2016, Veneno révélait Ariel Bermani, son talent à décrire les banlieues de Buenos Aires, les paumés à la dérive. Ricardo, dit aussi Astroboy, le héros de Ruptures, a cru échapper à ce destin. Il a désormais assez d’argent pour que sa femme puisse changer de canapé et de rideaux tous les mois. Il voulait à tout prix cette petite-bourgeoise, Dolores, il l’a eue. Mais on n’échappe pas si facilement à la hiérarchie des classes. Si cette idiote de Dolores apprécie la belle prestance de son époux et le confort matériel qu’il lui offre, elle le méprise aussi un peu.

Comme il n’est pas très malin, en effet, et qu’il travaille trop, il n’a pas le temps de s’occuper des sentiments de son épouse. Aussi, quand il la surprend en train d’embrasser un inconnu, son univers s’écroule d’un coup. Comment se venger? Quel est leur bien le plus précieux? Leur fils, un garçon de 9 ans, à la fois couvert de jouets et abandonné. Délaissant ses affaires, Ric enlève cet Ignazio grassouillet, au prénom prétentieux, et part dans une dérive d’hôtel en hôtel. Il se réjouissait de découvrir un fils mal connu, de lui donner l’enfance qu’il n’a pas eue. Il va découvrir les écueils de la paternité.