A cent lieues de son homonyme celtique, ce John Cunningham-là cultive un songwriting raffiné, alliant le sens mélodique d'un McCartney à la nonchalance du Pink Floyd de la fin des années 60. Un art de la nuance déployé de manière magistrale sur ce Homeless House, tout de mélancolie retenue et de langueurs automnales. De quoi espérer voir le chanteur anglais quitter enfin son statut d'artiste maudit, aidé en cela par un jeune label français aux idées larges.