Une chose est sûre, c’est que la pandémie aura profondément changé nos attentes à l’égard de l’Etat. Mais loin de clarifier les rapports que nous entretenons avec lui, elle n’a fait que les compliquer un peu plus. L’irruption du virus a d’abord paru signifier le retour en grâce d’un Etat protecteur, après des décennies de critiques et de détricotages: qui n’est pas soulagé de le trouver encore à même d’organiser, tant bien que mal, notre survie collective?