Que reste-t-il de leurs atours? Pleyel gisant dans la poussière, Geyer trônant au milieu d’une salle de bal décrépit, pianos droits en partie «désossés», couchés sur le sol, instruments décomposés, vestiges du temps qui passe… Il y a dans les photos de Romain Thiery une fragilité poignante: la carcasse de ces gros instruments dont l’élégance intemporelle est ici mise à terre. Fils d’une photographe et autodidacte assumé, le Français cherchait depuis son adolescence à rassembler ses deux passions, la musique et l’image.