Après l’attaque japonaise de Pearl Harbour le 7 décembre 1941, qui précipita les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, plus de 120 000 Américains d’origine japonaise ont été internés dans des camps aux Etats-Unis. Washington parle alors de «centres de relogement» (Relocation Centers), mais ce fut clairement des camps d’internement, très précaires, pour ne pas dire de concentration. Deux mois après le bombardement, le 19 février 1942, sur décret du président Franklin D. Roosevelt, dix camps furent établis dans des zones reculées, désertiques ou montagneuses, de l’Ouest américain (Californie, Arizona, Colorado, Idaho, Utah, Wyoming) et en Arkansas.

L’objectif était soi-disant d’assurer la sécurité de l’Etat et d’empêcher des opérations d’espionnage ou de sabotage par des Japonais, y compris naturalisés Américains, installés sur le continent, considérés comme des ennemis de l’intérieur.