Albert Cohen, écrivain suisse et genevois, demeure étonnamment peu étudié dans les universités romandes. «Il est vrai que la critique demeure encore indigente par rapport à l’importance de l’œuvre. Peut-être de par ses origines, il demeure hors champ», regrette Sylviane Dupuis, chargée de cours à l’Université de Genève.

La recherche sur l’auteur se concentre à Paris autour de l’Atelier Albert Cohen. Jérôme Cabot, chercheur à l’Université d’Albi, en fait partie: «Cela fait tout juste une vingtaine d’années que la critique se penche sur cette œuvre. L’université a pour habitude de négliger les auteurs comiques. Et quand en plus ils ont du succès…» Et si Genève se réappropriait un de ses grands auteurs?