Dans la dernière parution de la revue Nature, on découvre ce que les scientifiques ont appelé Trapist-1, soit un système stellaire composé de sept planètes. C’est de cette trouvaille que s’inspire la romancière romande Laurence Suhner dans sa dernière nouvelle.

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Passionnée par le monde scientifique, et plus précisément l’astrophysique, la Genevoise écrit des récits de science-fiction. «L’échelle, le vertige de l’univers spatial enflamme mon imagination», dit-elle. C’était sans compter sur une équipe de scientifiques qui lui ont proposé d’écrire quelques nouvelles en lien avec leurs recherches.

L’idée était que les lecteurs puissent s’approprier le domaine et surtout le comprendre, dans la mesure du possible

Démocratiser l’astronomie

Au travers de l’écriture, il s’agit donc de se rapprocher du public, mais également de donner une nuance plus émotionnelle à un sujet parfois complexe: «L’idée était que les lecteurs puissent s’approprier le domaine et surtout le comprendre, dans la mesure du possible.» C’est alors que Laurence Suhner se met à l’œuvre et rédige en un mois, après la trilogie QuanTika, la nouvelle Le Terminateur.

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La romancière nous fait voyager à travers le temps et l’espace. Nous sommes là, dans un futur lointain, sur Trappist-1, renommé Nuwa par des colons terrestres qui attendent encore un contact pacifique avec les indigènes du système Trappist-1. Entre ombres et lumières, familier et inconnu, distance et proximité, Laurence Suhner nous dépeint un univers extraordinaire sans manquer toutefois de réalisme.

Sollicitée par la NASA

Il n’est pas inhabituel pour une grande revue scientifique de publier des œuvres de science-fiction: Nature le fait régulièrement depuis 2007. La revue dévoile le texte de Laurence Suhner en même temps que l’article traitant de la découverte de ce système potentiellement habitable. La nouvelle est également publiée sur le site de Trappist, générant alors une myriade de clics. La NASA a déjà approché la Genevoise pour lui proposer d’être publiée sur son site. Elle projette ainsi d’écrire une version longue du Terminateur. En plus de son métier d’enseignante, de sa passion pour la BD, et l’écriture de plusieurs textes de SF, cette autodidacte mordue de science croule donc sous les propositions. Peut-être entendra-t-on parler d’elle jusque dans les étoiles, qui sait…


Le Terminateur en version anglaise est disponible sur www.nature.com