La crise sanitaire perdure à l’échelle du globe, nous plongeant de fait dans un scénario familier des fictions apocalyptiques. Comme pour conjurer le mal, célébrons chaque semaine de l’été la catastrophe, genre prisé du cinéma et de la littérature.

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«Le traumatisme gît désormais au cœur de la culture occidentale», écrit, en parlant de la médiatisation du 11-Septembre 2001 et du tsunami de 2011, l’historien genevois François Walter dans Catastrophes, une histoire culturelle (Seuil). Du XVIe siècle à nos jours, l’expert dresse le panorama de la perception sociale des désastres en voulant nuancer le schéma souvent avancé: une période où le fléau est punition divine, une ère (avec les Lumières) du fatalisme, et notre époque où domine la recherche de boucs émissaires. La manière dont les catastrophes ont été vécues et contées se révèle plus complexe, avertit l’historien. Par exemple, la lecture providentielle – l’événement répond à une volonté, le plus souvent le châtiment – a perduré bien après le rayonnement des Lumières.

Notre dossier sur les changements apportés par la crise sanitaire