COUP DE CANNES

Et Ryan est arrivé…

L’entrée dans la salle tourne à l’émeute. Debout, les spectateurs se dévissent le cou pour voir arriver le sublime blondin…

Coups de Cannes

Et Ryan arriva…

L’an dernier, il a fait faux bond à Cannes, car il réalisait son premier film. Cette année, Ryan Gosling accompagne Lost River sur la Croisette. L’entrée dans la salle tourne à l’émeute. Debout, les spectateurs se dévissent le cou pour voir arriver le sublime blondin. Lorsqu’il paraît, c’est le délire. Les femmes se pâment. Les hommes se tordent les vertèbres pour voir ce qu’il a de plus qu’eux. Une forêt de bras prolongés d’un mobile se dresse. 100 000 photos sont prises. Ryan, cool, un peu intimidé par les débordements qu’il soulève, dit «bonjour» en français et assure en anglais qu’il est très content d’être là. Chaque nom du générique est applaudi. A la fin de la projection, c’est l’ovation trépidante et un million de photos.

L’après-midi, ce même film a été sifflé par ceux qui se targuent de cinéphilie. La présence de la star change la donne. En plus, Nicolas Winding Refn, Wim Wenders, Willem Dafoe font la claque. Nous ne sommes pas égaux devant le succès. Signé Stanley Bolomey, Lost River n’aurait suscité ni réaction de rejet chez les obscurs ni vivats de zélateurs soucieux de participer à la gloire de Ryan Gosling. Il aurait juste été regardé comme ce qu’il est: un premier film prometteur.

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