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Ryan Coogler, Cannes, 10 mai 2018.
© Loïc Venance / AFP Photo

#Un jour, un tweet

Ryan Coogler, retour en star

Cinq ans après avoir présenté son premier film à Cannes, l'Américain y a donné une masterclass. Avec «Black Panther», il a signé un des plus gros succès de l'histoire du cinéma

Jusqu’au 19 mai, le hashtag #Cannes2018 sera l’un des plus utilisés sur Twitter. Chaque jour, parmi les milliers de gazouillis générés par le festival, «Le Temps» en retient un, prétexte à parler de Cannes, du cinéma, mais pas seulement.

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En 2013, Ryan Coogler a rejoint le cercle des privilégiés qui, dès leur premier film, se sont vus invités en sélection officielle à Cannes. Doublement primé en début d’année à Sundance, Fruitvale Station était présenté dans la section Un Certain Regard. Le film, engagé, raconte une bavure policière, une de plus: en 2009, à Oakland, un jeune Noir était abattu par un policier blanc. Le réalisateur expliquait alors comment ce drame avait résonné en lui: «Lorsque j’en ai eu connaissance, j’ai été choqué; puis j’ai ressenti de la colère, de la confusion. Je m’imaginais à la place d’Oscar. Vous venez de Suisse? Eh bien, c’est comme lorsque votre équipe de foot marque un but et que vous vous sentez euphorique, puis que vous avez mal lorsqu’elle perd. C’est un peu comme si cela vous arrivait personnellement.»

J’avais eu la chance, il y a cinq ans, de converser avec Ryan Coogler en tête à tête. Il n’était qu’un nom à suivre, donc plus facile d’accès. Le voilà de retour sur la Croisette, en star. Après s’être vu confier les rênes de Creed, une spin-off de la série Rocky, il vient de signer un film de super-héros, et pas n’importe lequel: Black Panther, le premier «blackbuster» de l’histoire du cinéma hollywoodien. Et qui, alors qu’il est encore en exploitation, figure déjà dans la liste des dix plus grands succès de l’histoire du cinéma.

Lors d’une masterclass événement, l’Américain a souligné la dimension féministe du film, tout en expliquant que pour le préparer, il a notamment visionné Timbuktu, du Mauritanien Abderrahmane Sissako. Il a dorénavant les studios à ses pieds. Puisse-t-il faire bon usage des super-pouvoirs qui sont désormais les siens.

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