Appareil argentique pendant à son cou, regard droit sous sa frange un peu moins droite, Sabine Weiss se photographiait en 1954 dans un demi-sourire malicieux. Rare autoportrait de celle qui passera sa vie à tirer ceux, posés ou habilement volés, des autres. Ce cliché figurait parmi les œuvres exposées aux dernières Rencontres d’Arles, festival qui célébrait, en juillet encore, la carrière de l’artiste franco-suisse – sans savoir qu’elle disparaîtrait quelques mois plus tard.