Fiction TV

«Salamander», retour du brillant thriller flamand

La Belgique est-elle toujours tenue par un réseau occulte, dont les tentacules vont jusqu’aux mines de diamants africaines? Peut-être. La RTS montre dès ce mercredi soir la deuxième saison de la série belge, toujours aussi efficace

Cette fois, il est question de diamants. Et du réseau occulte dont l’ombre plane sur la Belgique, bien sûr. La RTS diffuse dès ce mercredi 22 août la deuxième saison de Salamander, la série à suspense flamande. Qui est toujours aussi captivante.

A propos de la première saison: Imbroglio politique venu de Flandre

Créée par Ward Hulselmans, Salamander a eu une histoire compliquée. La première saison date de 2012 déjà, elle n’a été dévoilée en dehors de Belgique que trois ans plus tard – et elle est longtemps restée inédite dans son propre pays, en terres francophones. La première livraison racontait l’enquête de Paul Gerardi (Filip Peeters), agent de la police fédérale qui enquête sur le braquage d’une banque.

Un réseau d’élite et occulte

Le vol ne portait pas sur des valeurs, mais des documents. Les 66 coffres fracturés appartenaient à des représentants de l’élite économico-politique du pays. Paul découvrait le réseau «salamandre», les tireurs de ficelles de l’ombre, contre lesquels le commanditaire du braquage lançait une offensive pour cause de vengeance.

La deuxième saison commence au Kitangi, pays fictif qui a quelques raisons d’être comparé à la République démocratique du Congo. Un général manœuvre pour prendre le pouvoir et utilise l’argent des diamants pour financer la guérilla. Il assassine deux responsables de mine, et le geste est filmé, ce qui constitue le départ du drame. Paul est confronté à cette filière par un assassinat à Bruxelles d’un opposant au général qui aurait eu connaissance de la séquence en vidéo. Et le criminel présumé porte un tatouage de salamandre…

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Un savoir-faire éprouvé

Certains ont critiqué Salamander pour son héros parfois malhabile ou ses scènes d’action maladroites. Ce sont des détails. Passé quelques faiblesses, comme des effets de suspense un peu simplets au début de la deuxième saison, la série accroche son spectateur et prouve le savoir-faire flamand en matière de thrillers TV, que la région produit depuis longtemps.

De Flandre, il y aura d’autres découvertes à venir: Undercover, une prometteuse histoire d’infiltration d’un réseau de drogue, et surtout Fenix, guerre de clans entre locaux et Gitans, sans doute l’une des séries européennes les plus originales de l’année.

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