Livres

Salon du livre: le public au rendez-vous

Malgré une météo estivale, 87 000 visiteurs se sont rendus à Palexpo

Le 32e Salon du livre de Genève a fermé ses portes dimanche soir sur une belle fréquentation malgré la météo estivale. 87 000 personnes ont fait une ou plusieurs visites à Palexpo pour cette édition, placée sous le signe de New York et du Valais. Située depuis peu au 2e étage de la halle, la manifestation a trouvé cette année la bonne ergonomie quant à la répartition des stands, particulièrement lisible. Parmi les auteurs invités, le public a retrouvé les fidèles du salon, Douglas Kennedy, Marc Levy, Frédéric Beigbeder, Joël Dicker, Rosette Poletti, pour ne citer qu’eux. Le duo des romancières turques Asli Erdogan et Oya Baydar, sur la scène de l’Apostrophe samedi, restera comme l’un des moments forts. Affluence aussi pour l’ancien conseiller fédéral Didier Burkhalter ou pour Frédéric Beigbeder et Marc Levy sur le Pavillon New York.

Femmes africaines

Sur le Pavillon New York toujours (à l’acoustique difficile, hélas), on a pu écouter Jami Attenberg et Shulem Deen ainsi que les journalistes Helene Cooper et Ted Conover. Parmi les femmes mises à l’honneur au Salon africain, Aminata Sow Fall et Véronique Tadjo avaient fait le déplacement. Une présence africaine qui s’est poursuivie lors des 4es Assises de l’édition. Le stand du Valais a séduit avec ses rencontres d’écrivains et les ateliers autour du film Ma vie de Courgette, de Claude Barras.

Rémunération des auteurs

Cette année marque un tournant quant au lancinant débat de la rémunération des auteurs lors de manifestations littéraires. La Fondation pour l’écrit, qui chapeaute les activités culturelles du Salon du livre, a tranché plus vite que prévu en rémunérant dès cette édition les auteurs qu’elle invite, à hauteur de 200 francs par rencontre (à l’exclusion des dédicaces). «Nous avons entendu les demandes des autrices et auteurs de Suisse ainsi que les souhaits de l’Etat de Genève. En réagissant dès maintenant, nous tenions à jouer un rôle de précurseur», confirme Claude Membrez, directeur général de Palexpo et président de la Fondation pour l’écrit.

Les fonds nécessaires, plusieurs dizaines de milliers de francs, proviennent d’économies sur le budget du salon: «Nous n’avons ni augmenté les billets d’entrée, ni augmenté les prix des stands. Nous avons coupé un peu partout, c’est-à-dire réduit un peu le nombre d’écrivains invités, réduit les frais de communication et de décoration notamment.» Le Salon du livre 2019 se tiendra du 1er au 5 mai, pour éviter de tomber pendant les vacances de Pâques.

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