Saturne, le dernier roman de Sarah Chiche est traversé d’oxymores. Il diffuse son obscure clarté sur la rentrée littéraire, propage, comme le font les corps célestes et les souvenirs, des fulgurances nées de lumières éteintes. Il est question de deuils perpétuels mais apaisés, de clairs-obscurs, de haines nées de l’amour, d’une quiétude aussi, finalement rejointe, mais qui demeure dans le qui-vive de l’écriture. «Tout est perdu, tout est sauvé. Tout est perdu. Tout est splendide», sont les derniers mots de Saturne.