«A deux pas des étoiles, à un nuage d'un clip de Mondino pour Alain Chamfort ou d'un court métrage expérimental de Martin Scorsese… Tout Scarlet Diva tient là, page arrachée d'un journal de midinette extatique, confession exaltée, mot doux crypté en toutes lettres rouges», écrivait le quotidien Libération, aussi enthousiaste que Les Inrockuptibles, par exemple, lorsque le premier film de la fille du maître horrifique italien Dario Argento, resté inédit en Suisse, est sorti en France. C'était il y a deux ans, presque simultanément à l'arrivée tapageuse de Baise-moi. La critique hexagonale branchée était toute verte de voir des femmes raconter, avec des caméras vidéo légères, leurs angoisses existentielles ou plutôt uniquement sexuelles. La mode a passé et on reste perplexe devant ce petit film mal filmé, surjoué et prétexte à une plongée dans la dépendance sexe-drogue qui reste désespérément en surface. Au mieux, une démonstration égocentrique qui prolonge en mode mineur les rôles que Dario confiait à sa fille Asia (Le Syndrome de Stendhal), ceux d'une belle fille violée, tabassée, possédée.

1 DVD Zone 2 (Europe). Bande originale: italienne (Dolby Digital 5.1) ou française (Dolby Digital 2.0 Stéréo). Sous-titrage: français. CTV.