A l'occasion de la 25e édition des Journées photographiques de Bienne, plongée dans le bouillonnement artistique d'une ville au dynamisme exemplaire.

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Décrite par certains acteurs comme un petit Berlin, ou un Bruxelles suisse, Bienne est-elle en train de subir le même sort que ces grandes cités culturelles, un destin fait d’installations en masse d’artistes, de hausse des prix et de fuite contrainte et forcée des classes populaires? La réponse est négative, et la gentrification encore loin si l’on en croit Chri Frautschi, qui souligne la relative stabilité de la situation: «Les loyers sont encore bas. Il n’y a pas eu d’afflux massif d’artistes ces dernières années. Ce sont des individus liés à différentes disciplines – le théâtre, la musique – qui s’installent ici et qui viennent de La Chaux-de-Fonds, par exemple.» La scène biennoise reste de taille modeste, et elle se subdivise en différentes unités, encore plus réduites, comme celle des artistes visuels émergents, ou des artistes historiques. «Après six mois, tu connais tout le monde», ajoute le curateur.