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Jain.
© DR

Musique

Sur scène, Jain se déchaîne

Au Paléo, la chanteuse au look sage se débride et ne fait qu’une bouchée du public

Jain. Un souffle électrique qui parcourt votre peau, vous faisant perdre toute emprise sur vous-même. Voilà ce qu’était le concert de jeudi soir à la scène du Détour. Le public est conquis en quelques mots. La chanteuse demande «Vous pouvez faire quelque chose pour moi?». Les spectateurs ne se font pas prier. Ils dansent, sautent, crient, chantent à tue-tête «Come, come baby come».

Une musique qui s’empare de votre corps

Sa musique est une dose d’énergie pure – des rythmes familiers, simples, enrichis d’influences rock, reggae, folk. Jain peut paraître sage, avec sa robe noire simple et son chignon, derrière son clavier. En version studio, ses chansons collent avec l’image: c’est entêtant, acidulé, un peu décalé. En live, elles s’emparent de votre corps pour vous embraser, vous obligeant à bouger au rythme des basses puissantes.

Le fond des morceaux est sauvage, primitif, le rythme parle à vos instincts pour une danse infernale. Les sons aigus qui se calent dessus vous électrisent. Seule la voix claire de Jain – un guide qui nous entraîne dans son univers – nous empêche de nous perdre corps et âme dans cette ambiance enflammée. Un seul album au compteur, Zanaka, aurait pu rendre le show prévisible, répétitif. Il n’en est rien. Et deux nouveaux morceaux prometteurs viennent nous achever.

Une joie qui ne nous quitte pas

Lorsque vient le temps de la dernière chanson, le public est insatiable. Hurlements. «Jain, Jain, Jain»!  La chanteuse revient le temps d’un éclair. «Je peux vous demander encore un truc?». Tout le public s’accroupit à sa demande, pour mieux pouvoir sauter sur les dernières notes de «Hope» reprise pour quelques minutes.

Mais le temps est compté, Jain doit s’échapper. L’atmosphère est lourde sous le chapiteau, le public semble à bout de souffle. L’ivresse joyeuse que nous laisse la chanteuse ne nous quittera pas de la soirée.


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