A un an de distance du début de la pandémie, est-il précipité de se livrer à l’exercice un peu obligé des bilans provisoires, quitte à revoir son jugement par la suite? Parmi beaucoup d’incertitudes, une chose semble du moins acquise: la pandémie est en train de modifier substantiellement l’image que nos sociétés se font de la science, ce qui ne restera sûrement pas sans conséquences. En toute logique, la nouvelle centralité du monde scientifique a rendu celui-ci incontournable, plus que jamais. Au point qu’on pourrait croire que le savant a fini par supplanter le politique dans le rôle de décideur en chef, obligeant bien souvent ce dernier à le singer, à l’image d’un président français que ses proches s’évertuent à repeindre en «épidémiologiste».

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