La philosophie académique, celle qu’on enseigne dans les universités, a déserté les grands thèmes de l’existence, la vie, la mort, l’amour. En devenant technique, professionnelle, philosophante, elle s’est arrachée à ces questions essentielles comme une fusée s’arrache à l’orbite terrestre. En lisant le livre de Françoise Dastur, Comment affronter la mort?, on retrouve avec soulagement un paysage plus familier, moins ésotérique, comme lorsque l’on retrouve un paysage d’enfance qu’on n’avait plus vu depuis longtemps, mais où l’on se sent, mystérieusement, chez soi. Car parler de la mort, c’est parler de notre vie.