«Quand Hadda reviendra-t-elle?» De l’enfant, on ne voit rien, on ne sait rien, si ce n’est cette question qu’il répète comme une ritournelle, et l’on devine qu’il n’a pas l’âge de comprendre les «pour toujours», les «à jamais», pas l’âge de comprendre la mort. Car l’aïeule n’est plus, et si l’enfant, tout entier dans son questionnement, s’adresse à un ou une autre qu’elle, c’est bien Hadda qui lui répond. «Mais je suis là, bonhomme. Ecoute, tu as mon pays tout entier.» «Mais je suis là, mon étoile. Regarde, tu as ma volonté.» «Mais je suis là, ma mésange. Entends, tu portes nos rires.»