La vente de 1200 meubles et objets du couturier décédé Yves Saint Laurent et de son compagnon Pierre Bergé a rapporté 8,99 millions d’euros (avec frais), soit plus du double du montant estimé, a annoncé vendredi la maison Christie’s, organisatrice de la vente.

Christie’s avait avancé une estimation de 3 à 4 millions d’euros (hors frais) pour l’ensemble de la vente qui s’est tenue sur quatre jours, de mardi à vendredi.

Plus de 98% des lots ont été vendus.

L’homme d’affaires Pierre Bergé reversera la totalité de la somme récoltée à la recherche sur le virus du sida et à la lutte contre cette maladie.

Il n’y avait pas de chefs-d’œuvre à vendre mais essentiellement des meubles et objets du XIXè siècle. Cela n’a pas empêché les prix de flamber, y compris pour des objets ordinaires comme un porte-parapluies qui était dans l’entrée de l’appartement parisien du couturier qui a été adjugé 109 000 euros (avec frais) alors qu’il était estimé entre 300 et 500 euros.

Les deux tiers des meubles et objets provenaient du «château Gabriel», une maison néogothique au dessus de Deauville, station balnéaire huppée du nord-ouest de la France, achetée dans les années 1990.

Il y avait également des meubles et objets de l’appartement parisien d’Yves Saint Laurent et de son bureau.

Une première vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, organisée par Christie’s fin février, avait rapporté plus de 342 millions d’euros, avec des œuvres exceptionnelles (Matisse, Brancusi, Mondrian ou Ensor etc.) et du très beau mobilier art déco.