Dans le cadre des célébrations de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre, plusieurs artistes internationaux ont réalisé un gigantesque jeu de dominos empruntant l’ancien tracé du rideau de fer et symbolisant la réaction en chaîne qui a entraîné l’effondrement du communisme. Parmi les 1000 pièces du jeu, une était en béton et ne s’est pas effondrée. Quelle est la nationalité de son concepteur?

américaine

russe

chinoise

française

Contrairement aux autres éléments du jeu de domino, le bloc de béton n’était pas coloré. Sur sa surface grisâtre, on ne pouvait deviner que quelques caractères de Chine, pays d’origine de l’artiste qui l’a réalisé. Simple hasard ou symbole d’une dictature qui a survécu à 1989?

«A Berlin, le dernier domino était chinois» (11.11.2009),

Les autorités libyennes ont livré, le 9 novembre, les deux otages suisses kidnappés à l’ambassade de Suisse à Tripoli. Ce dernier épisode dans la crise helvético-libyenne intervient alors que le Conseil fédéral a décidé…

de suspendre toutes relations diplomatiques avec la Libye

de ne plus intervenir pour ne pas froisser le clan Kadhafi

d’entreprendre une opération militaire pour rapatrier les deux otages

de changer de stratégie et de hausser le ton malgré la situation précaire des otages

Retenus en Libye depuis le 19 juillet 2008, les deux otages suisses avaient été enlevés le 18 septembre dernier et retenus dans un lieu tenu secret. Leur retour à l’ambassade suisse à Tripoli laisse entrevoir un dégel dans les relations entre la Suisse et la Libye et intervient alors que la Confédération a décidé de changer de stratégie et de hausser le ton malgré la situation précaire des otages. Une stratégie payante, même si rien ne présage un retour imminent.

«En haussant le ton, la Suisse obtient le retour des otages à l’ambassade» (10.11.2009),

Suite aux discussions infructueuses avec les Américains d’Oracle, le Defender suisse Alinghi, las du conflit interminable sur le lieu des régates de la prochaine course de l’America, a décidé d’accepter d’aller à Valence. Quel lieu Alinghi avait-il préalablement choisi?

Abu Dhabi

Ras al-Khaimah

Doha

Masqat

Ce sont les discussions infructueuses avec les Américains d’Oracle et la perspective de voir le conflit juridique s’enliser davantage qui ont poussé Alinghi à céder aux desiderata des troupes de Larry Ellison et Russell Coutts. A la suite du rejet de Ras al-Khaimah, aux Émirats arabes unis par la Cour suprême de New York, le Defender suisse, après avoir quand même fait appel contre cette décision, avait proposé la côte est australienne (Proserpine/Aerlie Beach et Townsville). Une option rejetée par Oracle.

«Alinghi se plie au désir d’Oracle et propose Valence» (11.11.2009),

La Finma, l’autorité de régulation des marchés financiers, a publié mercredi 11 novembre une circulaire sur les rémunérations. Douze établissements verront d’office leurs bonus encadrés, ceux dont les fonds propres ou les marges de solvabilité dépassent 2 milliards de francs. Le texte est indicatif pour les autres. Comment a réagi l’Association suisse des banquiers, très concernée?

Elle a protesté en dénonçant une mesure «populiste». Pour l’ASB, l’imposition de règles plus strictes qu’à l’étranger va inévitablement défavoriser la place suisse.

Elle a salué un texte «mesuré». Pour l’ASB, la circulaire distingue bien petits et grands établissements, et ce qui compte est que les bonus ne soient pas plafonnés.

Elle n’a pas réagi. Le texte entre en vigueur au 1er janvier: qui vivra verra.

Les banques ont été soulagées après la publication du texte de la Finma, plus flexible que ce qui pouvait être envisagé avant l’été. Les banques privées genevoises et la plupart des banques cantonales y échappent. Et les bonus ne sont pas liés au gain économique mais au succès économique (qui intègre le coût du capital), ce qui donne plus de souplesse aux banques. L’ASB a donc affiché sa satisfaction.

«Douze établissements verront leurs bonus encadrés par la Finma» (12.11.2009),

La Finma toujours fait l’objet d’une enquête concernant son rôle dans la débâche financière d’UBS en 2008. Le Conseil fédéral a nommé mardi 10 novembre deux experts chargés de faire toute la lumière sur les «défaillances de la surveillance des marchés financiers». Qui est dans le collimateur de la justice?

Eugen Haltiner. Le patron de la Finma est soupçonné d’avoir montré des faiblesses vis-à-vis d’UBS, faiblesses congénitales, puisque lui-même est un ancien de la première banque suisse.

Marcel Ospel. Toute l’enquête autour de la chute d’UBS a montré à quel point l’ancien patron avait couvert de multiples fraudes dans son entreprise.

Le Conseil fédéral en ouvrant cette enquête indique clairement qu’il soupçonne la Finma de ne pas s’être montrée très curieuse ou très regardante dans les affaires d’UBS, comme l’a montré la crise des «subprime». Le Conseil fédéral semble vouloir la transparence dans le dossier, et l’éviction d’Eugen Haltiner pourrait être le signal qu’il y a quelque chose de changé dans le royaume des banques suisses.

«Le Conseil fédéral ouvre une enquête contre le surveillant des banques» (11.11.2009),

Roger Federer a vécu une semaine noire en s’inclinant dimanche face au Serbe Novak Djokovic, en finale des Swiss Indoors de Bâle. Combien de victoires d’affilée le numéro un mondial compte-t-il dans ce tournoi?

Deux

Aucune

Trois

Quatre

Le joueur serbe a «gâché ce qui devait être le quatrième triomphe de Roger Federer aux Swiss Indoors de Bâle.

«Novak Djokovic, le parfait trouble-fête» (9.11.2009),

La lauréate du prix Goncourt 2009, Marie NDiaye subit les critiques du député de droite, Eric Raoult, pour ses propos tenus cet été dans «Les Inrocktuptibles» contre Nicolas Sarkozy, pour justifier son choix de s’établir à Berlin. Qu’avait-elle donc déclaré?

«Le président français ne m’a pas félicitée pour mon prix. Cela m’a profondément vexée. Je suis donc partie.»

«Je ne cautionne pas la manière dont Nicolas Sarkozy dirige ce pays. Je ne me sens pas chez moi»

«Je trouve cette France-là monstrueuse et détestable; cette atmosphère de flicage, de vulgarité…»

«Angela Merkel mène une bien meilleure politique culturelle que Nicolas Sarkozy.»

Marie NDiaye s’est vue reprocher par le député de droite, Eric Raoult, ses propos contre Nicolas Sarkozy dans «Les Inrockuptibles» et repris sur le site internet du «Nouvel Observateur». Pour justifier son choix de s’établir à Berlin avec son compagnon Jean-Yves Cendrey, la lauréate du prix Goncourt 2009 avait déclaré: «Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy […]. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité…»

«Marie NDiaye, fâchée contre Sarkozy» (12.11.2009),

La ministre du Département fédéral de justice et police, Eveline Widmer-Schlumpf est venue mardi à Genève défendre devant la presse internationale la position du Conseil fédéral contre l’initiative anti-minarets. Elle a dû justifier ses récentes déclarations sur le voile intégral. A ce sujet, la ministre avait évoqué…

une réglementation vestimentaire destinée aux femmes musulmanes

la volonté du Conseil fédéral d’interdire le port de la burqa par les Suissesses converties à l’islam

une possible interdiction de la burqa en Suisse

Réunis mardi au «Club de la presse», les médias étrangers ont longuement questionné Eveline Widmer-Schlumpf sur ses récentes déclarations au sujet du voile intégral. La ministre avait évoqué une possible interdiction de la burqa, présente sur l’affiche controversée du comité qui milite contre les minarets. Les initiants en avaient profité pour justifié le manque d’intégration des musulmans en Suisse.

«Eveline Widmer-Schlumpf empêtrée dans le débat sur l’interdiction de la burqa» (11.11.2009),