Le temps est bien loin où le Festival de musique de Montreux-Vevey, créé au sortir de la guerre et devenu le Septembre musical, alignait une martingale de musiciens et d’orchestres parmi les meilleurs du monde. La Riviera voyait défiler Bernstein, Böhm, Menuhin, Kempff, faisant alors jeu égal avec le festival de Lucerne. Ce niveau n’a plus été atteint depuis les années 1980 et, devant l’érosion du public, le festival n’a cessé de se réinventer de directeur en directeur, l’un tentant d’acclimater la vague baroque, l’autre de renouer avec le prestige ancien.