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Dion (Esben Dalgaard Andersen), le fils de Thomas Niklas (Viktor Lykke Clausen) et Thomas (Martin Buch) face au néon du restaurant.
© DR

fiction tv

La série «Bankerot», dernier restaurant avant le début du monde

Un délicieux rattrapage d’été: le feuilleton danois «Bankerot» raconte les affres de deux amis qui tentent d’ouvrir un restaurant. Belle histoire d’une amitié, chronique sociale et comédie grinçante, il y a de tout cela

C’est une série sans cesse sur le fil du rasoir, qui à tout moment pourrait basculer dans l’anecdotique et l’insignifiance. Pour quelques (re)découvertes d’été, signalons Bankerot, feuilleton danois de 2014-1015, dont la première saison a été montrée à l’automne passé par Arte et qui est sortie ce printemps en DVD – pour la seconde saison, rien n’est annoncé. En français, la série est sottement nommée Coups de feu en cuisine.

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Le défi de deux amis

En huit épisodes, Bankerot traite de l’hypothétique ouverture d’un restaurant. Sorti de prison, cuistot hors pair, Dion (Esben Dalgaard Andersen) est tenu de lancer son affaire par un caïd qui exige le remboursement d’une dette. Il va voir son ami d’enfance Thomas (Martin Buch), lequel vit seul avec son fils. Celui-ci ne parle plus depuis la mort de la mère dans un accident de voiture. Par son silence, il est le fil conducteur de cette histoire à zigzags.

Les embûches à surmonter s’accumulent: convaincre le père de Thomas d’investir, composer avec une nouvelle venue qui se fait gestionnaire, feinter les roquets du brigand toujours aux abois…


Le générique un brin bluesy:

Une série qui mélange tout, et c’est très bien

Belle histoire d’une amitié, récit d’un deuil, péripéties de petites gens, chronique sociale au grand cœur, comédie grinçante: Bankerot mélange tout, et là réside sa force. Le bienheureux curieux qui découvre la série peut passer par quelques phases de doute: à quoi bon suivre ces pantalonnades de losers dans une banlieue craspec de Copenhague? Pourquoi n’y a-t-il pas de trépidante enquête comme dans Forbrydelsen (The Killing), de première ministre imposante à l’image de Borgen ou d’extravagante prof comparable à Rita?

Notre reportage à Copenhague en 2015: Dans le creuset des séries danoises

Les auteurs de Bankerot, Kim Fupz Aakeson et Malene Blenkov, jonglent avec les registres et les tons. Bardés de comédiens remarquables, qui tiennent cette variété de couleurs même lorsqu’il s’agit de leurs propres personnages, ils composent un conte rebondissant qui surprend à chaque fois qu’il semble se tasser sur lui-même. Un modèle de série à petit dispositif et à grande amplitude. Et un délice.

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