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Les trois héros de «On the Spectrum».
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fiction tv

Les séries israéliennes triomphent

Ce samedi soir, le festival Séries Mania a consacré «On the Spectrum», fiction israélienne sur des personnages autistes. C'est la deuxième fois en trois semaines qu'une série israélienne décroche un prix

La série israélienne On the Spectrum a reçu samedi soir le grand prix du jury du festival Séries Mania, à Lille. Cette série conte les mornes journées de personnages autistes.

C’est la deuxième fois en trois semaines qu’une série israélienne est couronnée par un festival. A Cannes il y a quelques jours, le thriller When Heroes Fly, sur les doutes de soldats de retour de la guerre, obtenait le premier prix.

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Le jury du festival lillois était présidé par l’Américain Chris Brancato, cocréateur de Narcos, et il était composé de Maria Feldman, Maria Schrader, Clovis Cornillac et Pierre Lemaitre. Il a par ailleurs sacré la série italienne Il Miracolo avec un prix spécial, l’actrice Anna Mikhalkova pour son interprétation dans la troublante série russe An Ordinary Woman, et l’acteur Tommaso Ragfno pour son rôle dans Il Miracolo. Le prix du public revient à The Marvelous Mrs Maisel, une fiction d’Amazon.

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Une audace

On the Spectrum étonne par son audace à aborder un sujet sensible de manière comique. La série raconte les journées, répétitives, de trois adultes autistes pris dans un programme de réinsertion. La fille du trio cherche les rencontres et rêve d’une romance, ou au moins, d’une coucherie. Le génie de l’informatique enchaîne les entretiens d’embauche pendant lesquels, immanquablement, il part en vrille. Le boulimique drague, en vain, la serveuse du café du quartier.

Des personnages attachants, interprétés par de vrais acteurs. Même nourrie par des expériences personnelles de sa créatrice, On the Spectrum reste une fiction TV; le souhait de ses auteurs à garder ce statut la rend encore plus intéressante.

Un coup double

Le récent coup double opéré par des séries d'Israël dans deux grands festivals prouve la vigueur de la production de ce pays. Naguère, les amateurs ont pu apprécier In Treatment, histoire de psy adaptée littéralement aux Etats-Unis. Et il faut rappeler que l'américaine  Homeland découle de l'israélienne Hatufim – la dérivée américaine a cependant dépassé le cadre de l’originale.

La vitalité de la production israélienne ne faiblit pas. A Lille aussi, les amateurs ont pu découvrir Autonomies, une audacieuse dystopie dans laquelle le pays est coupé par un mur entre les laïcs de Tel Aviv et les religieux de Jérusalem.

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