Les affaires, ici, brassent large: Waynestar Royco est un conglomérat de médias (presse-TV), de parcs d’attractions et de croisières. Logan, le patriarche, qui va fêter ses 80 ans, laisse planer le doute sur sa succession. Il a quatre enfants, dont trois sont prêts à bondir pour reprendre l’empire familial. Les manigances se multiplient, tandis que le vieux, d’abord affaibli physiquement au début de la première saison, n’en finit pas de reprendre la main sur son groupe et sur sa garde rapprochée…

Le générique:

L’enjeu permanent de la personne qui suivra

Succession se nourrit de ses propres pas de danse dramatiques, deux pas en avant, un en arrière… L’absence de désignation d’un dauphin renforce le flou autour du père et anime les soubresauts des épisodes, d’autant que les concurrents – dont les nouveaux venus de la tech – ne cessent de rôder autour du géant du divertissement.

Conçue par le Britannique Jesse Armstrong, la série frappe fort dans sa description des déchirures d’une richissime famille américaine, d’origine écossaise, partie de rien et ne reposant, au fond, sur aucun terreau local – New York constitue un cadre pratique, par ses avenues, ses buildings et ses héliports sur la rivière.

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Une distribution remarquable

Succession bénéficie d’une distribution remarquable, collection d’actrices et acteurs tous parfaitement adéquats dans leur figure. Cette Dallas des années 2010 – et la filiation n’a rien de honteux – repose aussi sur un art du dialogue constamment cynique qui ne cesse de captiver. Si l’on ajoute la plus puissante musique de générique du moment, cette saga crapuleuse a vraiment tout pour nous dégoûter, nous les petites gens. Donc, nous fasciner.

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Succession. Deux saisons, sur Canal+ (OCS) et Teleclub.


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