L’art de rue est une matrice d’expressions : labile, pluridisciplinaire, dotée de ses propres codes, et naturellement rebelle aux hiérarchies. Graffiti, sound systems, danse : en prenant possession de l’espace public, chacune de ces manifestations redessine la ville – et la prend un peu par surprise : on aime ou, au contraire, on cherchera à encadrer, voire à interdire.

Les Bibliothèques municipales de Genève ont choisi la position de l’engagement, avec une semaine thématique - « Art urbain à la Servette », qui courra jusqu’au 19 septembre prochain – axée autour de la problématique. Le programme est à entrées multiples : exposition (avec les œuvres au pochoir d’Emmathom), performance (sur les talents cumulés du graffeur Robin Recordon et de DJ Ares), cinéma (projection de Vandal, d’Hélier Cisterne), ou ateliers pour tête blondes. On notera enfin – vendredi 18 septembre – la tenue d’une table ronde sur la pratique du graffiti.

Rens. www.bm-geneve.ch