«Darkish». Littéralement: «plutôt sombre». Imaginez une brume dense qui laisse la lumière percer quelques rayons. Le huitième titre du dernier album de Sharon Van Etten dit tout l’univers de cette icône du rock indépendant. Il y a les contrastes d’un monde étourdi par des effluves apocalyptiques, dans lequel il faut continuer de sourire. Les facettes d’une artiste qui a extirpé sa solidité de la vulnérabilité. Les libertés d’une folk qui fait des infidélités à la dentelle en plongeant dans un rock rugissant. Et les clairs-obscurs des émotions qui transpirent des notes et des mots.