jazz

Shelly Manne His Men, «Complete Live At The Black Hawk»

Une somme. Deux cent quatre-vingts minutes pour établir que l’extrême sophistication découle, lorsqu’elle n’est pas poudre aux yeux, de la plus rigoureuse simplicité, feinte bien sûr vu le degré ébouriffant d’écoute mutuelle constamment atteint ici...

Une somme. Deux cent quatre-vingts minutes pour établir que l’extrême sophistication découle, lorsqu’elle n’est pas poudre aux yeux, de la plus rigoureuse simplicité, feinte bien sûr vu le degré ébouriffant d’écoute mutuelle constamment atteint ici. Aux commandes de cette machine à explorer les tempos du jazz, un pilote émérite connu (mais plus assez aujourd’hui) pour son perfectionnisme aigu dans toutes les disciplines de la batterie soft-moderne: Shelly Manne, horloger de haute précision, toujours en avance d’un raffinement sur les collègues de sa génération. Chef de troupes aussi, très comparable sur ce plan à Art Blakey, qui propulse ici au septième ciel, et nous avec, Richie Kamuca, Victor Feldman, Monty Budwig et le trop rare Joe Gordon.

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