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«Simili-Love»: en 2040, comment s’échapper de la prison numérique mondialisée?

Avec «Simili-love», Antoine Jaquier signe un roman d’anticipation où les big data sont devenus une arme de contrôle massif des individus

A quoi ressemblera le monde dans vingt ans? A une prison numérique grandeur planétaire. C’est en tout cas la réponse imaginée par l’écrivain vaudois Antoine Jaquier dans son quatrième roman, Simili-love. «Le nez collé à l’écran, personne n’a vu le cloud s’accaparer les cieux», écrit dès les premières pages le lauréat du Prix Edouard Rod 2014 pour Ils sont tous morts et du Prix des lecteurs de la ville de Lausanne 2016 pour Avec les chiens.

Un constat liminaire plus lucide qu’effrayant. Sauf que «la réalité est que le cloud a refermé le couvercle du ciel et que nous sommes restés prisonniers», lit-on plus loin dans ce roman d’anticipation en fait déjà très contemporain rimant plus volontiers avec science-documentation que science-fiction.