Il a photographié Kaboul, Bagdad ou Medellin. Il s’apprête à immortaliser Rossinière. A l’invitation du festival Alt. + 1000, dont la prochaine édition se tiendra à l’été 2013, Simon Norfolk animera un atelier dans le petit village de montagne entre le 20 et le 23 août. Quatre jours durant, les participants arpenteront les alentours de la bourgade vaudoise, à la recherche du bon angle et de la meilleure lumière. «En tant que photographe paysager, je passe le plus clair de mon temps à chercher la lumière. Elle est partie intégrante de l’histoire que je veux raconter», souligne Norfolk, qui promet quelques sessions nocturnes à ses futurs élèves.

Depuis une dizaine d’années, le Britannique concentre son travail sur les champs de bataille; il inventorie les séquelles des guerres, les traces qu’elles laissent sur les paysages. Ruines, restes d’armement, camps de réfugiés défilent devant son objectif, comme les jolies peintures d’une sale histoire. Né à Lagos en 1963, le photographe documentaire a remporté de nombreux prix, dont un World Press Photo cette année pour ses portraits d’Afghans à la manière de John Burke, reporter de la deuxième guerre anglo-afghane à la fin du XIXe siècle.

Atelier du 20 au 23 août à Rossinière, en anglais. 1600 francs par élève, cours et pension complète. Rens: www.plus1000.ch