Dans la nouvelle intitulée L’Autre, Borges, déjà âgé, assis sur un banc au bord de la rivière Charles à Boston, rencontre un jeune homme qui prétend être lui-même, mais au bord du Rhône, à Genève, un demi-siècle plus tôt. Le temps est parfois tellement courbé qu’il s’infléchit pour former une boucle. C’est cette boucle qui se referme sur le narrateur dans Temps courbe à Krems, le récit qui donne son titre au recueil de Claudio Magris et qui est aussi le plus vertigineux des cinq.