Sœur Marie Keyrouz. Hymnes à l'espérance. (Univerkey Productions UKP 010258SMK/Musicora)

Tradition. Elle porte un voile. A entendre cette voix en volutes, on imagine celui d'une Salomé experte en déhanchés. Erreur, le voile est celui de la congrégation byzantine à laquelle appartient Sœur Marie Keyrouz. Plus proches du Cantique des cantiques que des épures grégoriennes, les chants de la Libanaise brassent leur part d'humanité plurielle: qanûn, tabla, nay, piano, oud et contrebasse ne sont pas de trop dans ses harmonisations larges où le plus captivant le dispute à des orientalismes de péplum.