Des éruptions d’une amplitude sans précédent ont calciné notre planète. C’est l’enfer sur Terre (d’où le titre, Hell). A bord d’une bagnole aux vitrages obturés, un homme et deux jeunes femmes progressent dans un paysage désertique. Ils s’allient à un quatrième larron, vont leur chemin en siphonnant des restes d’essence dans les carcasses des voitures abandonnées et trois gouttes d’eau dans les tuyauteries des radiateurs. Un jour, la plus jeune du groupe est enlevée. En la recherchant, sa copine se retrouve chez les cannibales!

C’est «The Road» de Cormac McCarthy (mis à mal au cinéma par John Hillcoat) sous un soleil de plomb. Tous les clichés du film post-cataclysmique sont réunis, les personnages sont dépourvus de charisme, l’image est d’une laideur à couper le souffle. Réalisé par un jeune Bâlois, Tim Fehlbaum, «Hell» prouve, après «Cargo», que la Suisse peut faire des films de science-fiction, mais que ce n’est pas ce qu’elle fait de mieux. (Piazza Grande)