«[…] Soleure, c'est un peu l'Albisgüetli du film suisse. N'ayant jamais participé à l'Albisgüetli et prenant part pour la deuxième fois aux Journées de Soleure, je ne sais pas si le public est le même…! […] Jean-Luc Bideau […] disait dernièrement que le formidable succès de la nouvelle vague du cinéma suisse était dû à une rencontre miraculeuse entre une révolution sociale, inspirée par Mai 68, et des hommes qui ont su la mettre en images. N'étant pas de ceux qui croient facilement aux miracles, en tant que fils des Lumières, je ne suis pas sûr qu'il faille des révolutions ou des ruptures dans la société pour faire de bons films suisses. Mais laissons la question ouverte.»