Certaines années, dans le jour qui décline, quand les festivaliers battent le pavé devant la Reithalle où se déroule la soirée d’ouverture des Journées de Soleure, le froid est piquant. En 2020, on n’en saura rien car, pandémie oblige, le rendez-vous du cinéma suisse s’est dématérialisé. La ville s’assoupit sans flonflons dans le soir d’hiver. Les rues sont vides, un écran géant se reflète sur les eaux noires de l’Aar. Seul le pont, un peu piteux, un peu inquiet, Guy Parmelin assure face à la caméra que le domaine culturel lui est cher. Le président de la Confédération affirme que «Kultur is nicht Luxus», promet que «les brumes perfides du coronavirus ne parviendront pas à occulter le cinéma» et qu’il faut s’attendre à une forte régénération culturelle après la crise sanitaire.

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