Après un premier long métrage passé relativement inaperçu en Suisse alémanique et resté inédit dans les salles romandes, Le Zurichois Lorenz Merz accède à la compétition locarnaise avec Soul of a Beast, un film qui le voit dès son premier plan lorgner ostensiblement vers le cinéma esthétisant de Wong Kar-wai ou Tsai Ming-liang. Photographie parfois surexposée et misant souvent sur des teintes chaudes rehaussant la moiteur de l’été, musique soulignant une utilisation chorégraphique des corps, montage parfois erratique, la réalisation procède d’une volonté de poser une atmosphère autant que de raconter une histoire.