Toute cette semaine, Le Temps plonge dans la vaste collection de textes de loi et de comptes-rendus de procès réunis dans la Collection des sources du droit suisse pour en extraire des histoires plus ou moins édifiantes.

Le premier chapitre: Et à la fin, c'est la France qui gagne 

Faire l’histoire de quelque chose implique d’actionner les différents leviers qui permettent de décrire ce quelque chose. Par exemple, construire le récit de l’évolution de la condition féminine en Suisse romande nécessiterait de s’intéresser à l’histoire sociale, mais aussi à celle des idées, ou à celle des sciences (et en particulier la médecine), chacun de ces angles fournissant une vertèbre à l’échine d’une histoire globale.

L’histoire du droit a aussi son mot à dire – étant entendu que les prescriptions et les sanctions reflètent fatalement un Zeitgeist. Ainsi, en sondant, même de manière semi-aléatoire, la vaste Collection des sources du droit suisse, on se rend compte que les femmes ont obnubilé les hommes de loi – que cela soit dans le domaine du mariage, des mœurs, de la maternité, de l’accession à la propriété, etc.