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Dans la saison deux de la série Netflix, Will, le jeune garçon disparu, est de retour à Hawkings. Mais il expérimente des visions inquiétantes.
© Courtesy Netflix

Série TV

«Stranger Things» saison 2: du rétro sans risques

Tant attendue, la 2e saison de la série événement de Netflix remplit une nouvelle fois le contrat du frisson à la sauce «eighties». Sans trop se mouiller

Netflix a le sens du timing. A quelques jours d’Halloween, la plateforme vidéo mettait en ligne la deuxième saison de son blockbuster à frissons, Stranger Things. De quoi garantir un week-end délicieusement angoissant aux fans de la série, qui suivaient frénétiquement sur la page Facebook du groupe le décompte des dernières heures avant son lancement.

Plante carnivore

L’an dernier, au creux de l’été, la première saison réussissait à captiver un large public en combinant scénario de science-fiction et atmosphère eighties. Imaginée par Matt et Ross Duffer (Wayward Pines), Stranger Things nous replonge en 1983 dans la petite ville de Hawkings, dans l’Indiana, où le jeune Will disparaît mystérieusement alors qu’il rentre chez lui à vélo.

Ses trois meilleurs amis, 12 ans à peine, se mettent alors en tête de le retrouver. Loin de s’imaginer que leur enquête les conduira à Onze, une jeune fille mystérieuse à la tête rasée et dotée de pouvoirs télékinétiques, jusqu’aux limbes d’un monde parallèle où rôde une créature à mi-chemin entre l’homme pâle du Labyrinthe de Pan et la plante carnivore.

Lire aussi: Les séries à l’heure des années 80

Citrouilles pourries

Sueurs froides, chicanes de pré-ados et secrets gouvernementaux: la recette fait mouche. Mais c’est avant tout le facteur nostalgie, à coups de blousons en jean et de posters de E.T., qui charmera toutes les générations… même celles qui n’ont pas connu les années 1980. Les attentes étaient donc grandes et la pression forte sur les épaules des frères Duffer pour cette deuxième saison.

Dévoilés vendredi à l’aube, les neuf épisodes sont loin de décevoir, sans se révéler particulièrement audacieux. On retrouve Hawkings, ses maisons de banlieue et son quatuor de choc.

Will est revenu parmi les siens voilà bientôt un an, mais le voyage dans le «monde à l’envers» ne l’a pas laissé indemne: il expérimente régulièrement des visions, celles d’une ombre arachnéenne dans le ciel qui le pourchasse. Sans compter que les citrouilles de la ville, particulièrement prisées en cette époque d’Halloween (oui, là-bas aussi), pourrissent inexplicablement toutes de l’intérieur et que les arbres alentour se couvrent d’une substance gluante.

«SOS Fantômes»

Au-delà du retour de la menace, somme toute assez convenu, la saison 2 creuse ses personnages et leurs traumatismes respectifs: Will est tourmenté par ses souvenirs des limbes, son ami Mike par l’absence de Onze, Onze par celle, cuisante, de sa mère. Ce casting attachant, qui gagne en substance, se voit complété par l’arrivée de Maxine, une rouquine au skateboard qui veut faire partie du club, ou encore de Bob, le compagnon de la mère de Will campé par un Sean Astin débonnaire.

On retrouve aussi les clins d’œil à la pop culture des années 80 (quelque peu) qui font la colonne vertébrale de la série: des jeux d’arcade aux VHS en passant par les coupes au bol et les synthés de sa bande-son, Stranger Things n’oublie pas non plus les nombreuses références au cinéma de l’époque: les garçons se déguisent en chasseurs de SOS Fantômes puis la conscience du monstre infecte le corps de Will façon L'Exorciste.

Démon, conspiration, premiers émois: la deuxième saison choisit de réactiver les grandes mannes de la précédente, au point de souffrir d’un petit air de déjà-vu. Mais forte de ses visuels glaçants et de son ambiance rétro-douillette, Stranger Things parvient une nouvelle fois à nous charmer. Un genre de friandise d’Halloween douce-amère, qu’on dévore volontiers une fois dans l’année.

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