Libération

«On retrouve tels qu'en eux-mêmes, outre Buzz l'éclair, ancien rival du cow-boy devenu son meilleur ami, ses fidèles compagnons: de l'accorte bergère au toutou à ressort, du bon gros dinosaure au couple Patate… […] C'est dire si ce road movie échevelé, qui nous mène – vers l'infini et au-delà – de la douillette chambre d'Andy aux chausse-trapes d'un vaste entrepôt, jusqu'à des chevauchées fantastiques sur la piste d'envol d'un aéroport, est riche de toutes sortes de péripéties, rires et émotions. […] On peut d'ores et déjà affirmer que Toy Story 2 fera beaucoup de spectateurs, compte tenu de l'enfant qui demeure en chaque adulte.» (2 février 2000)

Brückenbauer

«Tandis que les suites de films à succès restent souvent en deçà de l'original, le contraire vaut pour Toy Story 2: la nouvelle version est encore plus amusante. […] Ce séduisant film d'animation est non seulement un divertissement parfait pour les enfants, mais aussi pour les adultes. […] Mais avant tout, Toy Story 2 réveille l'enfant qui dort dans chaque homme et chaque femme. Après la séance, on ressortirait volontiers de la cave ses anciens jouets.» (No 5, 1er février 2000)

Studio Magazine

«C'est avec une histoire forte, drôle, tendre, riche en rebondissements et en dialogues ciselés que Lasseter et ses comparses ont décidé de nous régaler. Et ils se sont surpassés. […] Car John Lasseter est aussi un vrai cinéaste. Avec un sens des mouvements de caméra et de la construction d'un plan. De film en film il impose son style et repousse les limites de l'animation, entraînant des millions de spectateurs… vers l'infini et au-delà.» (No 153, février 2000)

La Presse (Montréal)

«Toy Story 2, pour combler le déficit de la fraîcheur du «tout nouveau, tout beau», inévitablement disparue après le premier épisode, compte sur un scénario entraînant, qui marie action et comédie d'une manière diablement habile – l'équipe du réalisateur John Lasseter regorge d'idées ingénieuses. […] On s'amuse drôlement à voir se profiler cette aventure rocambolesque de jouets qui – voilà peut-être l'essence du succès de Toy Story – possèdent tous leur propre personnalité et sont, surtout, très attachants...» (26 novembre 1999)

Time Magazine

«Woody […] est confronté à la mortalité du jouet, à la tentation de la célébrité et – oui – aux possibilités d'une aventure sexuelle (avec Jessica la cow-girl). C'est énorme pour une honnête petite poupée qui tient dans la main. Mais le gang de la chambre d'Andy (dirigé naturellement par Buzz l'Eclair) lui offre un soutien aussi hilarant qu'audacieux dans ses multiples crises. Le simple fait de faire traverser la rue à Slinky le Chien, Rex le Dinosaure, et M. Patate est une tâche aux proportions «schwarzeneggeriennes», mais les animations par ordinateur de Pixar sont à la hauteur de toutes les exigences de cette excellente aventure.» (No 22, 29 novembre 1999)

Tribune de Genève

«Toy Story 2 donnera tort à ceux qui pensent que l'animation par ordinateur fait la nique au magique. […] Depuis 1995, John Lasseter, ses programmateurs et leurs machines ont réalisé d'énormes progrès. Trop «plastiques», Andy, sa maman et le petit frère du premier épisode affichaient des élégances de Playmobils coincés. Dans Toy Story 2, les vivants ont presque l'air bien en chair. Le voleur de Woody roupille sur un lit de chips. Pour un peu, on enfoncerait son nez dans les formes replètes du bandit gras-double. […] Ficelé sur son fauteuil, le spectateur est pris au lasso.» (2 février 2000)

Ciné Live, Spécial Disney

«Le spectateur […] savoure d'un pixel à l'autre cette étonnante aventure. Etonnante parce qu'une suite, c'est toujours flippant. […] Or là, pas de doute, on nage en plein bonheur. Pas de répétition, de relents de Toy Story premier du titre. Lasseter fait aussi bien voire même mieux qu'en 1995. Etonnante aussi parce que la richesse du scénario, les rebondissements, l'humour, les clins d'œil, la tendresse qui émanent de ces personnages, de TOUS les personnages, font oublier en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire que ce sont des images de synthèse qui s'agitent sous nos yeux. Le spectateur n'est pas devant une prouesse technique, mais devant un vrai film. Qui fait plaisir, rire puis applaudir…» (Hors série, février 2000)

Starfix

«Est-il besoin de s'attarder sur les prouesses technologiques qui permettent désormais aux gens de chez Pixar d'affiner la démarche ou les expressions des différents personnages, d'améliorer le rendu de leurs vêtements ou de remuer des milliards de grain de poussière? Non, ce qui nous intéresse, c'est la manière dont Toy Story 2 pose définitivement les bases d'un nouveau genre cinématographique dont l'âme serait une pure émanation de son support. Ainsi au propre et au figuré, l'univers du film de John Lasseter est-il intrinsèquement virtuel, abritant des créatures trop factices pour sembler complètement vivantes, mais en même temps plus incarnées que des héros de dessin animé. […] C'est sur cette particularité que s'appuie Toy Story 2, écrit et réalisé comme une comédie dont les personnages seraient en chair et en os. […] Gagnant sur tous les tableaux, le cinéma d'animation virtuel peut même s'offrir le luxe d'introduire une certaine profondeur dans un film familial, pour lui donner un second niveau de lecture. […] Par exemple une réflexion sur l'identité (Buzz découvrant qu'il n'est pas un modèle unique) ou sur le temps qui passe (les jouets réalisant – tout comme le font les parents – que les enfants vont grandir et n'auront plus besoin d'eux). Sans oublier le regard ironique que le film pose sur le fétichisme et le mercantilisme dont sont l'objet certains jouets ou produits dérivés que les grands pervertissent avec leurs passions d'adultes.» (No 10, janvier/février 2000)

Extraits choisis et traduits par Tristan Cerf