Par rapport à ses premières prétentions, la Ville de Berne n'a réussi à négocier qu'un compromis à la baisse en ce qui concerne le partage de ses subventions culturelles avec les communes qui l'avoisinent et le canton. Mercredi, le gouvernement de la capitale a accepté bien malgré lui un «compromis culturel régional» élaboré par la Conférence culturelle régionale de Berne et commandé par la directrice des Finances municipales, Therese Frösch.

Dès 2004, la ville, les communes de la région et le canton de Berne se partageront les subventions des cinq plus grandes institutions culturelles de la ville de Berne. Ce sont 51 millions de francs, puisés dans une bourse commune, qui se déverseront dans les caisses du Stadttheater (23,6 millions), de l'Orchestre symphonique (11,9), du Musée historique (6,1), du Kunstmuseum (5,9) et du tout nouveau Centre Paul Klee (3,2), qui devrait s'ouvrir en 2005.

Conformément à ce compromis, 84 communes de la région financeront 11% de cette somme, alors que la Ville de Berne en assurera 39%. En intégrant aux charges de son budget les deux plus onéreuses institutions de la ville que sont le Stadttheater et l'Orchestre symphonique, le canton de Berne remplit 50% de la somme concédée.

Selon le commentaire des principaux quotidiens bernois vendredi, la Ville semble être la principale perdante de cet accord. Elle espérait obtenir une participation de 15% des communes voisines, et le premier accord entre les trois parties prévoyait d'ailleurs un pourcentage de participation de la région s'élevant à 12,5%. Les 11% du compromis final (5,6 millions de la somme totale) représentent une perte de 700 000 francs pour la Ville.