«Pour nous, c'est un succès total, parce qu'on a eu la chance d'avoir des vedettes confirmées qui nous ont fait confiance dès le début», s'enthousiasme Ombretta Ravessoud, codirectrice avec Thierry Scherz. Les Sommets musicaux ont désormais leur place dans le paysage touristique de Gstaad. La manifestation, qui n'a rien à avoir avec l'estival Menuhin Festival Gstaad, a assis une réputation qui profite à l'économie locale.

«Le festival a fait comprendre aux gens de Gstaad qu'ils avaient un potentiel énorme en hiver, explique Ombretta Ravessoud. Nous générons un chiffre d'affaires de plusieurs millions. Et grâce à nous, l'Office du tourisme a acheté un système de billetterie TicketCorner.» Le taux de fréquentation est élevé, les têtes d'affiche font systématiquement salle comble. Mais les recettes ne suffisent pas à faire tourner le festival.

Tout est le fruit d'une concertation avec la banque privée Edmond de Rothschild de Genève qui, à l'instar de UBS à Verbier, chaperonne la manifestation. Si le coût est estimé à 1 million de francs (avec le soutien d'autres sponsors), un bon quart est destiné à la communication, d'où les échos dans la presse internationale. Les premières catégories ont beau être chères, les prix restent abordables. Le répertoire se veut tout public. Et le public a adopté cette formule qui panache étoiles confirmées et jeunes talents.