Ce n’est pas une expérience que les Suisses aiment se rappeler. Pas une seule des cinq années qu’a vécues la République helvétique entre 1798 et 1803 n’a été pacifique: combats, coups d’Etat et révoltes se sont succédé sous le signe d’une constante ingérence française et d’un pillage en règle des ressources nationales. Pourtant, cette époque maudite a été fondatrice et la Suisse fédérale de 1848 lui doit une bonne partie de ses institutions. Telle est la thèse soutenue par Biancamaria Fontana dans un nouvel ouvrage de la collection Savoir suisse.