(Hydra Head Records/Irascible)

Attention, c'est du brutal. En bons représentants de l'extrémisme musical japonais, Boris a pour habitude de malmener sa guitare (avec une préférence pour les vumètres dans le rouge) et Merzbow celle de faire siffler ses machines. Enregistrée d'une seule traite, l'improvisation dont il est question ici reprend la recette et impose un crescendo infernal, qui débute par un simple motif gratté pour se terminer dans un maelström de feedbacks. Bref, au bout de quelques minutes, on a furieusement l'impression de s'être assis sur un crotale de plusieurs tonnes qui agite sa queue d'un air menaçant de part et d'autre de vos oreilles. Mais on n'a pas du tout envie de se lever.