«C’est bon, vous me voyez?» Elle avance vers la caméra de son ordinateur qu’elle salue d’un geste timide, puis sourit: «J’ai plus le trac que pour un vrai concert.» Sara Oswald a enfilé son habit de nuit, du mérinos noir, elle se trouve dans un chalet. On lui demande d’ajuster la lumière: c’est une scène d’intérieur, diffractée, l’écran est partagé entre trois confinements de montagne. On a tous le trac.

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