Spectacle

Le surtitrage, nouvel atout du théâtre romand

A Genève, La Chaux-de-Fonds, Lausanne, des spectacles joués en persan, néerlandais, italien, cartonnent. Grâce à un usage raffiné et intensif du surtitre, les langues ne sont plus une barrière

Et si le surtitrage, cette pratique qui consiste à projeter un texte sur des écrans plus ou moins discrets, était en train de bouleverser l’offre théâtrale romande? On était au cœur de l’hiver, au bord d’un fleuve glacé, et une foule compacte se pressait au Théâtre du Loup à Genève pour découvrir Les trois sœurs, production venue de Sibérie, en langue des signes – maîtrisée par des acteurs russes phénoménaux.

Lubie d’une nuit de blizzard? Ce même spectacle, invité par la Comédie, s’est joué au Loup, à guichets fermés les derniers jours, pendant deux semaines. La même Comédie, plus polyglotte que jamais, vient de vivre des soirées fastes grâce à Sa façon de mourir, joué en néerlandais, portugais, anglais et français, par les comédiens belges de la troupe Tg STAN. Inutile de dire que le surtitre a contribué au triomphe de ces variations autour du couple.