Samedi 24 septembre, grande salle d’Epalinges. La silhouette de Youssoupha encapuchonnée dans un training blanc et mauve assis sur une chaise, dos à la salle, fait face à un grand orchestre à cordes. On perçoit le son de sa voix, légèrement différent qu’à l’accoutumée. Le rappeur marque le tempo, suit chaque mouvement du chef et violoncelliste à sa droite. Plus loin une femme, toute de noir vêtue, chantonne. Alors qu’elle semble à peine à la moitié de ses possibilités vocales, la puissance de son chant soul nous emporte. Elle tient nonchalamment le micro d’une main et filme la scène avec son smartphone de l’autre. L’étrangeté de la situation nous fait penser à un de ces rêves bizarres où différentes choses et personnes connues se croisent dans une situation qui n’a pas de sens. Et pourtant, c’est bien Youssoupha, en personne et en tenue de camouflage, qui se tient devant nous dans la salle communale palinzarde.