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Le parc du château de Tannay où se déroule le festival.
© Fabrice Nassisi

Festival

A Tannay, les Variations musicales sont devenues grandes

Intimiste et familial, le festival de musique classique de La Côte a su se démarquer au fil des années, entre cadre idyllique et prestigieux invités. Il lance sa neuvième édition ce vendredi

A première vue, elle n’a pas le glamour de Verbier, le renom de Gstaad, ni l’aura touristique de Lucerne. Et pourtant, avec ses 1500 habitants, la commune de Tannay a rejoint la liste des hauts lieux du classique romands pendant la belle saison. Dès vendredi et pour une dizaine de jours, les Variations musicales de Tannay inonderont La Côte de concertos suaves et de ballades enlevées.

Fondé en 2011, le festival s’est tranquillement développé dans son coin de verdure: le parc du château, cette esplanade aux arbres centenaires et à la vue imprenable sur le lac, situé à quelques minutes de Coppet, qui a inspiré l’idée même du festival. «J’allais souvent à La Roque d’Anthéron écouter des concerts de piano dans un cadre magnifique, raconte son directeur, Serge Schmidt. J’ai réalisé qu’on avait la chance, à Tannay, de disposer d’un lieu tout aussi extraordinaire, alors pourquoi ne pas l’investir.»

L’endroit est idyllique, mais l’agenda estival bien rempli et la concurrence rude. Alors dès le départ, les Variations musicales choisissent de miser sur une programmation prestigieuse. Au fil des éditions, la manifestation investit donc pour convier des pointures internationales, notamment Khatia Buniatishvili, le pianiste Alexandre Tharaud, mais aussi des pépites suisses comme Louis Schwizgebel, les sœurs Berthollet ou Renaud Capuçon, devenu depuis un ami du festival. «Notre taille modeste nous permet d’accueillir les musiciens comme des amis et ils ont l’impression d’être chez eux, note Serge Schmidt. Grâce au bouche à oreille, ils ont été de plus en plus nombreux à répondre présent.»

Victimes de leur succès

Dès le départ, l’affaire tourne avec une simple équipe de bénévoles. Une structure qui colle à l’ADN intimiste et familial du festival – pour les enfants jusqu’à 16 ans, le billet est gratuit, et à moitié prix pour les 16-25 ans. Mais qui connaît aujourd’hui ses limites, alors que la fréquentation grimpe et que la tente blanche peine à contenir tout ce petit monde. Les Variations musicales, victimes de leur succès? «Nous avons une réflexion à mener pour nous développer d’avantage», acquiesce Serge Schmidt.

Cette année, trois soirées affichent déjà complet. Il faut dire que le programme 2018 s’annonce riche: outre le retour de Renaud Capuçon et de la superstar du clavier Khatia Buniatshvili, Tannay accueillera le talentueux Nikolaï Lugansky, mais aussi la violoncelliste franco-suisse Nadège Rochat.

Dans l’idée de se renouveler, le festival collabore pour la première fois avec Visions du Réel, avec qui il proposera un film consacré au compositeur japonais Ryuichi Sakamoto. Les Variations musicales innovent aussi en s’exportant sur une autre pelouse, celle du Golf Club de Bonmont, où glisseront les accords de l’orchestre baroque Cappella Gabetta.


Les Variations musicales de Tannay, du 17 au 26 août.

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